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samedi 3 août 2013

We cyclomontagnard - étape 2


Ma collection de cols compte de nouveaux arrivants et pas des moindres. Mon compteur était resté bloqué à 230 depuis longtemps, la faute à mes années trail, peu prolixes en la matière. Je me suis retroussé les manches pour palier ce manque. Mon bronzage cycliste fait fureur sur la plage.

Je lorgnais depuis un paquet de jours sur cette fameuse strada del assietta au dessus de Sestrière. 40 km de chemin à plus de 2000m d'altitude jusqu'au monstrueux col de Finestre, celui en terre sur 20km que grimpent les coureurs du Giro.


J'enfourche donc mon vtt ultralight pour 80km de rigolade et dès le départ, un italien effronté me rattrape. S'en suivra 3h15 de franche discussion sur le vélo en montagne en anglais dans le texte. Local de l'étape, il sera mon guide de la matinée. Plus tout jeune mais suffisamment alerte pour ne pas trop me retarder. 12 cols dans la besace, un passage dans les forts militaires brisés par les vents dont le gran serin, copie conforme du macchupicchu péruvien.

Je quitte mon partenaire du jour pour revenir par la route t la célèbre grimpée sur Sestrière. Une route bien large à 5-6%. Pas de quoi fouetter un chat en temps normal sauf que là, il est midi, il fait 34°,  je roule sur la route avec un vtt et j'approche les 5h d'effort.  Jamais, je n'aurai autant souffert sur un vélo. Je me trainais sur le bitume d'ombre en ombre, de fontaines en ruisseaux. Pas la moindre station en vue. Quand elle fut en point de mire, que ce fut long !














Pause, bière, et ravitaillement, pliage de tente, remplissage de gourde et préparation du vélo de route.


 2h plus tard, je fonçais comme un aigle de Tolède sur les pentes du col de Montgenève. Je n'aurai pas fait 3h30 de voiture jusqu' à la citadelle Vauban pour rien.

Avec cette année 2013 et les mises à jour, j'aurai gravi:

- 275 cols
-13 à plus de 2500m
- 36 à plus de 2000m.
- 31 en Italie


mardi 18 juin 2013

WE vélo-épisode 1

A l'affiche du film de l'étape: Yanskov  dans le rôle du cycliste 1, Jujutrail dans le rôle du cycliste 2 et Padré pour le suiveur.

 L'étape du jour nous emmène au col de l'Arzelier. Je fais jeu égal avec l'homme fort du jour. 12km durant lequel on dépose des cyclos varçois. S'ensuit une enfilade magnifique sous les parois rocheuses du Vercors. Col des deux puis col de l'Alimas. Je suis cuit, la boule au ventre et les jambes dans le coton.
Yann prend possession du maillot de grimpeur.













On contourne le Mont Aiguille, fonçons sur la RN. La pause dwich est nécessaire pour moi. 13km de grimpette nous emmène au col du prayet puis dans la foulée le Menée. Au sommet, Yann a eu le temps de tricoter un pull en mohair. La sortie du tunnel ne sera pas une métaphore. Le versant dromois est magnifique: grillon, pins, soleil, la Provence, la vraie !

Les gorges de la Gats finissent de m'achever, un faux plat où il faut maintenir la plaque. S'en est trop! Je craque comme une biscotte heudebert. En tout cas, c'est magnifique à souhait. Le hameau de la Glandage tente de me séduire mais le col de la Grimone m'attend; Au sommet, Yann a dressé la table pour les joyeuxe  drilles arrosés au pastis. Ma boule au ventre s'est évaporée. 5h de vélo et je revis !

Je mène le train d'enfer sur le col de la Cx haute que nous franchirons à 37km./h. Je dominerai les débats sur les 3 collets du Triève et l'ascension finale.

6h30 pour 160km, 3600m+





jeudi 25 avril 2013

La malédiction du vélo-act 3

col de Braus-versant niçois
la poupée vaudou -jujutrail- est toujours la cible des fléchettes empoisonnées. Récit en ligne du dernier épisode en date d'hier.

Mon vélo est en état ou presque. Notre famille fonce sur Aubagne, le lendemain, une journée libre à rouler à plus soif. Sur l'aire d'autoroute, damn it ! La carcasse de mon pneu se fait la malle. S'entame une course contre la montre pour arriver au décat' avant la fermeture. Mission 1 réussie !

La suite se résumera à une bataille avec ma pompe à main pour gonfler à 7 bars, finalement 6 sera pas mal. allez, je me contenterai de 5bars.

Le soir, la folie me gagne, carte en main, je ne sais plus où donner de la tête: massif des maures, haut var, arrière pays d'aix, arrière pays niçois... L'idée de génie me tombe dessus, le col de Turini et ses lacets mythiques. 2h30 de route sur la côte d'Azur au milieu des Maseratti et Ferrari. Je me mets en tenue, gonfle, serre les roues et en avant ! 2km plus tard, malédiction act 3- la route est bloquée, il faut contourner par Menton Centre. Retour à la voiture et galère pour retrouver la bonne route. J'ai perdu 1h30 dans l'affaire ! Un mal de tête me casse les tempes, je suis enfin garé à Sospel. On ze road again !

Après 1km, je me rends compte que mon compteur somnole sur ma plage arrière, pas grave, on s'habitue. Après 2km, je réalise que je monte pendant 22km jusqu'à 1700m sans coupe-vent. Le route est longue et se faufile dans les gorges. La pente s'accentue. Les épingles sont magnifiques, l'Alpes n'a qu'à bien se tenir. Je laisse la gomme dans les virages comme au Monté-carlo. Au sommet, de la neige, des remontées mécaniques et une vue incroyable sur des tas d'immondices déposés au bord de la route ! Et accessoirement, une panoramique sur les cimes du Mercantour.

En descendant par l'autre versant, je tombe sur des vire-vire à couper le souffle.  Pleine descente et des pointes à 30km/h en relancant entre chaque épingle, le vrai Turini du monte-carl'. Je me fais une série de col dont le col de Braus, lui aussi tracé à la pioche. 3h30 et 7 cols pour revenir à Sospel.

Direction la boulangerie et je repars pour un aller-retour de 12km d'ascension jusqu'au col du Brouis.
4h40 de vélo pour 110km à la carte et 9 cols à rajouter à ma collection
col de Braus-versant Sospel