dimanche 21 octobre 2012

Oscar du Trail- les résultats

J'ai eu en avant première les résultats des oscars du trail



Vainqueur trail homme : Double récompense

Arnaud Lejeune (team Hoka), victoire bien méritée pour cet écumeur de caillasses qui devrait faire un break avant de péter une durite, lui qui est sur la brèche non stop depuis 2 ans déjà !


3ème au grand raid
7ème UTMB
1er cordillère huascaran
1er Trail des Fizzs
1er trail de Faverges
1er Ultra Trail du Verdon
1er Belledonne Gelon Trail 31km +1250m
1er Guyan'trail 186km +5500m 7étapes
2ème Trail de Sommand
3éme Trail des Glaisins 28km
7ème Eco Trail Paris 80km 





Dawa Sherpa: Il aura tout ramassé sur son passage. Il renait de ses cendres, frais comme un gardon de 2 mois.

Grand raid des pyrénées, TDS, Tiranges, transju, courchevel, restonica, utat,...







Vainqueur meilleur blog: Desbrossesetdesbulles

http://www.desbossesetdesbulles.com/

Celui que l'on ne présente plus. Celui que l'on attend impatiemment tous les jours, celui qui trouve tout le temps des situations mortelles qu'on a tous vécu ! Merci encore Mathieu.



Vainqueur trail femme

Emilie Lecomte
http://www.myraidunivers.com/

- record au GR20
- Ultra ardéchois
- Grand raid


Certes, elle profite de l'actualité récente pour repartir avec les lauriers mais hommage à la dame de l'ultra. Non seulement elle remporte chez les filles mais elle fait trembler les mecs au scratch.



Vainqueur trail homme (hors catégorie)

Kilian Jornet
- champion mondiale de skyrunning
- grand raid
-  trop de victoires !
- des vidéos de fou
- des délires et du bon esprit







Vainqueur espoir: Aurélien Dunand-Pallaz

Cet imprudent n'aura pas eu de coup de mou en cette première saison. Il aura fallu du haut niveau pour l'empêcher de repartir avec les plus hauts lauriers (Dawa, Rancon, Ranchin,...). Il n'a pas eu peur de l'ultra (Beaufortain, Grand raid 73), ni du pentu (courchevel) ou du technique (Faverges, Albertville, Aiguilles rouges). Trop de podiums et de victoires en espoir. Bonne récup et rdv l'an prochain


Pas de pitié pour les faibles (épisode 2)





 















(Steph alias Dakota Jones)
Rendez-vous sur le grand tour des monts d'or avec les immigrés caladois en cette belle soirée automnale.
Départ sous l'église couzonnaise pour les 32km si l'on ne se perd pas. Steph complètera le team trail mont d'or.
La bonne ambiance est de rigueur. Le parcours est assez roulant, les portions bitumées courues de nuit seront très plaisantes. Yann manquera de peu le premier ravito, par manque de cran. Il suffisait juste d'emprunter la bière qui trainait sur la table de la terrasse.

La filière running caladoise en a trop sous la socquette, l'allure en prend un coup et moi de même. Heureusement pour moi que l'on ne sème pas le guide.

Un peu plus loin, au sortir de Limonest, un chien terrorise régulièrement Steph lors de ces footings. Ce dernier a les jambes qui flageolent à l'idée de rencontrer le monstre. Fred se retrouvera seul devant, suivi par 3 guignols blottis les uns contre les autres. A quelques mètres de l'affrontement, les poules mouillées lanceront un sprint qui ne s'arrêtera plus laissant au colosse les mollets frêles du Fred.














Sur St Germain, une voiture de d'jeuns nous ravitaillera gentillement à la Kro. Une gorgée chacun, opération fatale n°1. Un peu plus loin,  on frappe au carreau et c'est rempli d'eau que nous continuerons la longue ascension sur la Croix Rampaux. Opération fatale N°2 pour Fred. Yann ouvre la voie trainant le Steph dans son sillage qui ne semble pas souffrir des 90km qu'il aura couru dans la semaine.

La dernière remontée sur la Croix Vitaise sonnera le glas. Fred trainent ses savattes et Yann a un programme à suivre. Pas de pitié pour les faibles, au sommet de la bosse, personne derrière. Fred is lost ! Nous détalons sur Couzon après avoir déclenché le plan ORSEC. On remontera en voiture pour le chercher, rien ! Direction les quais, rien ! On croise des coureurs , tiens salut Jacques, tu n'aurais pas vu un coureur ? Rien. finalement, on croisera notre Fred errant sur les quais.

Après analyse, notre pov' compagnon aura tourné à gauche au sommet direction Poleymieux rallongeant sa peine de 50' environ au lieu des 6' pour nous.
(Yann en haut et nous en bas )







Pas de pitié pour les faibles, encore moins pour ce pov' Fred qui devait se lever 4h plus tard pour aller au travail !


mardi 16 octobre 2012

Z

Un cavaleur, qui surgit hors de la nuit
Court vers l'aventure au galop
Son nom, il le signe à la pointe de sa running
D'un Z qui veut dire le Zgueg

Le Zgueg, Le zgueg
fuyard fusée qui fait sa loi
Le Zgueg, Le zgueg
Vainqueur, tu l'es à chaque foi

Le Zgueg, Le zgueg

Pour ceux qui ne connaissent pas (s'il en existe), je parle évidemment de Cédric Fleureton.
A le voir détaler comme ça sur les quais de saone, je me demande bien ce qu'il nous prépare.
Sachant qu'il triomphe déjà sans entrainement, qu'est-ce que ça va être ?
Cette année, il aura fallu un grand Jornet pour distancer le vivace de la socquette lyonnaise.

Mathéo Jacquemoud, Traub, Meyssat, Lorblanchet, Giguet,... Voici une liste réduite de ceux qui auront succombé aux assauts de Zgueg. Noté que ce surnom ne vient pas de moi, et qu'il est admis dans les pages du Larousse noms propres

samedi 13 octobre 2012

the road to saintélyon

En ce WE ironman d'hawai, le titre sonne bien moins que l'original. Je le conçois allégrement. J'ai longtemps boudé l'idée de faire cette course contre respectueuse du rythme biologique de mon corps qui souhaite plutôt hiberner.

Une trêve mentale m'a fait coupé en aout et septembre. Quand on veut pas, on fait pas. J'ai respecté ce désir interne. C'est donc regonflé que je vais m'investir dans ces 8 dernières semaines de prépa. Sur ce point, je ne pourrais pas me râter en suivant à la lettre un plan d'entrainement de Balducci.

S1:
1h10 vma courte (6 fois 1' récup 40 - 6 fois 30" récup 20"- 6 fois 15" récup 15")
1h15 seuil  15-10-5' récup 4 et 3'
long 1h10 le matin et 1h15 aprèsmidi

A suivre...

vendredi 12 octobre 2012

Terre de running

Allez les cocorunners, on oublie running c....
Vous avez dit quoi déjà ? Je ne m'en rappelle plus.
En tout cas, les maillots noirs et bleus sont rangés au placard, place aux nouvelles couleurs noirs et vertes de

TERRE DE RUNNING

Même magasin, même matos, même team élite et régional et même vendeur. Autant de raison d'y retourner.

Le compte à rebours est lancé :

http://www.terrederunning.com/

mercredi 10 octobre 2012

La mort dans l'âme

L'ultratechnitrail Tirange jette la clé dans le ruisseau. C'est donc toute ma saison 2013 qu'il faudra réorienter. J'étais tombé amoureux de cette course au même titre que Guitoune et Mathieu. Je comptais y retourner pour braver les ronces et les murs en dévers. Je comptais même m'insérer entre le vert et l'orange pour la photo car sur ce coup-là, on n'aperçoit que mon cuir chevelu sur l'épaule népalaise.


Encore merci à tous ceux qui ont créé le mythe!

lundi 8 octobre 2012

pas de pitié...

pour les faibles.

La nature est ainsi faite. Tu n'es pas au top, Les prédateurs se chargent de ton sort. J'en ai fait l'amère expérience hier matin.

La sortie vélo de route s'annonçait sous les pires hospices, Rémi ne comptait pas flâner en route. Pédro pratique régulièrement le premier nommé, sait à quoi s'attendre. Sylvain pas en forme, n'oublie jamais son passé de routier-rouleur. Quant à moi, je ne m'attend à rien d'autre qu'à tirer la languette.

Le mot d'ordre au départ: on ne dépasse pas les 30km/h sur les 20 premiers km. C'est donc en toute discression que l'on tente de berner Sylvain qui veille au compteur. Les 30km/h ne seront donc pas dépassé, même dans la sévère et longue montée sur les Dombes, promis on se limite. La languette du flamby est déjà décollée mais rien ne coule.Pédro est déjà en solitaire.


Une pause pour expliquer au retardataire la manière pour passer les relais que déjà les choses sérieuses reprennent. Je passe mon tour laissant les excités s'égosiller devant. L'accélération fatale surgit de nulle part. Ma langue nettoie alors un bitume gorgé d'eau. Je suis à la planche poursuivi par des bourreaux, la hache entre les dents. Ils abuseront de la technique du problème mécanique pour me retrouver.

20min plus tard, ma machoire rejoignait ma langue sur les graviers. Plus d'envie, plus d'idée, je veux regarder le paysage et papoter. Ils ne l'entendront pas ainsi. La sortie se finira en eau de boudin: Sylvain et Rémi dans Fontaines à 41km/h, Pédro qq km derrière sur son 52x12, et moi encore plus derrière en dillétante. On est loin du buccolisme espéré, si ce n'est cette conversation avec un renard gambadant les maïs fauchés.

Pas de pitié pour les faibles !

mardi 2 octobre 2012

montée du mont thou

 
 

 
Les autorités locales de Couzon et St Romain ont effectué des travaux au pied du monthou express. Un  nouveau revêtement a pris place au départ de la grimpée ce qui permettra selon les études un gain de 5" sur les 150 premiers mètres.

Les déniv'runners s'en frottent les mains. L'appétit aiguisé par les gentils traileurs de Saone mont d'or qui remettent à la sauce km vertical, la grimpée led lenser. Le record de Cédric frissonne déjà.

De quoi concurrencer sévèrement la Saintélyon. Les businessman d'extra sport se font déjà du soucis.

De mon côté, une prépa stéphano-lyonnaise me tentait presque. J'en viens maintenant à hésiter.

vendredi 28 septembre 2012

Record traversée du Echet river canyon

 

 
 
 
Rencontre avec Jujutrail après son record sur le échet River Canyon...Par Niandi Carmont pour Génération-Trail !Le Echet River Canyon en France a toujours représenté un défi sportif pour les raideurs les plus expérimentés et les plus ardus. De nombreux traileurs élites et aventuriers ont été attirés par les conditions climatiques extrêmes, les difficultés du terrain et la beauté incomparable de cet endroit sauvage, aride et magique. Avec ses 4kms de chemins pierreux, rocheux, sablonneux, les nombreuses traversées de rivières, le Echet River Canyon reste un des trails les plus difficiles au monde.

En 2003, les Namibiens Russell Paschke, Charlie du Toit et Coenraad Pool ont établi le record de 32 minutes 20" sur ce parcours. Mais le 1er août 2012, Jujutrail du Team hoka local a explosé ce record avec un chrono impressionnant de 24' 22s. Il a été filmé par une équipe en hélicoptère (vidéo à voir ici)
Mais qui est ce jeune sportif nord lyonnais encore peu connu des traileurs français ? Niandi Carmont l'a rencontré pour Génération-Trail " J’ai rencontré jujturail pour la première fois il y a 3 ans dans Belledonne lors d’un pasta party où l’on récompensé les meilleurs coureurs de l’année. Jeune, enthousiaste et doué, ce jeune nord lyonnais de 30 ans qui parcourt la région à la recherche de sensations fortes, a depuis élargi son palmarès et on risque de le voir prochainement sur le Tiranges Trail ".
Qu’est-ce qui t’a ammené à te fixer le record du échet River Canyon comme objectif ?J’y suis allé quant j'étais enfant et j’ai toujours trouvé le canyon impressionnant et en 2009 quand j’ai fait une course, le trail givré, et que j’ai dû traverser le Canyon, j’ai vraiment souffert. Cela m’a couté une huitème place um et 2 ans plus tard j’ai décidé de tenter le record. Cela c'est fini en échec à cause des inondations. J’avais fait une reconnaissance du parcours quelques jours auparavant et j’ai dû être évacué en urgence parce qu’on avait ouvert les écluses à cause des pluies torrentielles. J’ai eu l’impression que le Canyon m’avait vaincu une deuxième fois et cela m’a renforcé dans ma motivation d’y retourner mais en même temps j’étais impressionné par l’invincibilité de ce canyon. Dans rhone alpes, c’est une randonnée très cotée alors je me suis dit que ce serait bien de le faire en courant ! C’est spectaculaire mais le canyon peut devenir très aride et caniculaire auss
 
Tu dis qu’il s’agissait plus de vivre une expérience que d’établir un record, qu’entends-tu par cela ?Pour vivre cette expérience, il a fallu trouver un prétexte car cela coûte très cher de mettre cela en place (équipe, logistique, hélico...). Le record c’était le prétexte pour mobiliser tout ce monde mais ce me motivait d'abord c’était l’expérience, le vécu. Se découvrir et être face à soi-même, vaincre ses angoisses et ses peurs et aller jusqu’au bout. C’est justement quand j’éprouve du plaisir que je me dépasse physiquement. Quand je suis angoissé par la course, mon corps se raidit et je ne suis plus au meilleur de ma forme.
Qu’est-ce qui fait du Echet River Canyon un défi sportif unique et hors norme ?Les premiers kilomètres en descente sont assez "casse-gueule", très raides et très techniques. Ensuite il faut descendre de roche en roche jusqu’au fond du canyon. Après c’est plus où moins plat, pas de montées majeures mais par contre c’est très rocheux et sablonneux. Il faut bien tracer son chemin et on est souvent ralenti. Le terrain est accidenté et on peut se fouler une cheville. C’est ça le plus dur, on a constamment du sable dans les chaussures. J’ai dû traverser la rivière au moins 20 ou 30 fois. Une fois, j’ai même été obligé de la traverser à la nage. En plus il ne faut pas se perdre, on suit la rivière mais il y a plusieurs variantes. Outre la course, la préparation en amont avec toute la logistique derrière aura été aussi très compliquée.
 
Il t'a fallu 18 mois de préparation, comment t’es-tu préparé ?Quand j’y suis retourné l’année dernière j’étais assez naïf. J’ai fait appel à une équipe de Namibie pour la logistique mais je m’y suis rendu à la mauvaise saison. J’ai appris par mes erreurs et cette fois-ci, j’y suis retourné avec un hélico pour le tournage mais aussi pour des raisons de sécurité. Dans le passé ceux qui avaient tenté le record y sont allés par équipe 2, 3 voire 4 et moi je le faisais en solo. Il y a seulement deux endroits où l’on peut accéder au canyon pour m’assister et c’est assez dangereux. On peut glisser, se blesser et les secours n’arrivent pas tout de suite. Je n’ai pas suivi d’entraînement spécifique, juste fait des courses. Il a fallu que je veille à bien récupérer avant le record. J’étais au pic de ma forme et je me suis beaucoup entraîné sur ce genre de terrain. Le fait d’avoir fait une reconnaissance du parcours une semaine avant m’a beaucoup aidé mentalement. L’équipe n’avait pas le droit de m’apporter assistance, j’ai donc été en autosuffisance. Je remplissais ma gourde dans la rivière et j’ai emmené des barres. Mon équipe est venue à ma rencontre une seule fois dans le canyon. Elle n’avait pas le droit de me ravitailler alors je suis juste passé devant elle en courant ! J’ai vu l’hélico 5 ou 6 fois. J’avais aussi un téléphone satellite mais je n’avais pas toujours du réseau dans le canyon.

Quelles sont les qualités requises dans ce genre de tentative ?Il faut être passionné, quand on est passionné on donne le meilleur de soi-même. Il faut se fixer des objectifs. Et souvent il faut faire des sacrifices.

En 2009, tu as dit que tu te posais plein de questions et que tu doutais de toi ?C’est vrai qu’au moment du Namibia Desert Race j’ai fait le choix de devenir coureur professionnel à plein temps et de quitter mon boulot. Mais comme la course ne s’était pas déroulée comme je l’avais prévu je me posais beaucoup de questions auxquelles je n’avais pas encore de réponses.

Tu dis également que dans la vie il faut avoir confiance en soi-même, tu ne sembles pas manquer de confiance. As-tu eu des moments de doute ?Honnêtement je sentais que si tout se déroulait comme prévu je battrais le record. Mais plus on a confiance en soi-même plus on prend de risques. J’avais peur de me blesser dans le canyon. Je m’étais fait mal à la cheville avant sur une grosse course et cela m’a angoissé.

Tu as été soutenu et assisté par une équipe pour la logistique, le tournage... Cela a été un des facteurs de ta réussite ?Oui sans aucun doute. J’ai été sur les bancs du lycée avec le gars qui s’est occupé du tournage et il sortira un autre documentaire sur mon parcours à la fin de l’année. Il me connaît très bien, il a connu mes bons et mauvais moments de ma carrière, c'était réconfortant de l'avoir à mes côtés sur cette course. Sophie ma copine s’est occupée de la logistique, cela m'a permis de courir sans avoir à réfléchir à tout ça. C'était vraiment un travail d’équipe.

Dans la vie, prendre les bonnes décisions, prendre le bon chemin comme dans le canyon, ce n'est jamais facile, as-tu l’impression d’avoir fait les bons choix dans ta vie ?Oui je pense avoir fait les bons choix, j’ai tant d’amis d’enfance qui sont ambitieux et qui veulent réussir dans le monde professionnel. Ils en oublient les vraies valeurs, ils ne sont pas épanouis, ils se tuent à la tâche pour payer des traites et à 40 ou 50 ans ils se réveillent et ils se demandent où est passée leur vie. Je n’ai pas envie de perdre 20 voire 30 ans de ma vie à faire quelque chose qui ne me passionne pas.

Quels conseils peux-tu donner à ceux qui souhaitent se dépasser ?Se fixer des objectifs, que ce soit une course, une distance ou un col à franchir. Cela motive les jours où on ne veut pas aller à l’entraînement. Découvrir de nouveaux trails, de nouveaux parcours... surtout ne pas tomber dans la routine.

Il y a t-il des sportifs(ves) qui tu admires ?Steph B.  m’a beaucoup inspiré mais aussi Kilian Jornet et Anton... mais j’ai autant de respect pour le premier que pour le dernier. Nous avons tous en tant que coureur de fond un lien en commun qui nous réunit.

Des courses que tu aimerais faire en France ?J'adore le trail des Cabornies pour ses passages techniques, Tiranges pour son esprit originel. Je rêve de faire la traversée de Belledonne et le tour des fiz.

Merci à jujutrail! Interview réalisée par Niandi Carmont pour Génération-Trail

L'échapée belle (suite et fin)

L'étau se resserait sur ma tête, une migraine à coucher dehors. Je rentrais du travail et délaissais ignoblement le boeuf braisé au Bordeaux et tagliatelles préparé avec amour par ma tendre. Appeler Arnaud, appeler Arnaud, résonnait au rythme du marteau sur  mes tempes.

Je jette un oeil vitreux à mon téléphone qui affiche : "neige à 2000m sur  Belledonne, projet annulé".
Yes, ce n'est pas moi qui abandonne le premier. L'honneur est sauf. Le projet retourne bien au chaud dans mon placard. De toute façon, je n'avais finalement pas envie de me lever à 2h, guitoune ou pas guitoune.

Ce n'est que partie remise !

lundi 24 septembre 2012

L'échapée belle en avance...

Ce pourrait être un commentaire de Chapatte sur le Tour de France à la belle époque où Indurain se faisait courser par les Riis, Pantani et Chiapucci. Que nenni les amis!

C'est un nouvel ultra qui sortira de terre fin aout prochain qui emmenera les traileurs au gré des cimes de Belledonne. Un offre suffisamment alléchante pour un amoureux du massif comme moi. Vraiment aux antipodes des recos de trail, j'irai, non pas pour apprivoiser chaque caillou, mais pour déambuler, toutes voiles dehors, avec Guitoune et Arnaud, pour partager un moment convivial et respirer le minéral.  Et pour réaliser un projet qui mijotait dans ma marmite, pour apaiser ma soif de traversée du monde.

Départ aux aurores, frontales vissées, les pieds dans l'humidité des lacs, les cheveux dans l'immensité de la roche. Un phare qui nous guidera: le lac d'après, celui qui attire,  caché derrière le monticule, car c'est effectivement toujours plus beau derrière.

En tout cas, il n'en faudra pas moins pour me sortir de ma morosité athlétique du moment. Ah si... Je me souviens avoir couru la semaine passée, une série de 2 x 15' qui m'a laissé un goût de caramel dans les jambes. Ma motivation est dépendante des séances de Sylvain qui se prépare pour le semi de Lyon. J'ai des doutes quant à l'utilité de ses séances, puisqu'il terminera en 1h20' 30" comme à chaque fois.

vendredi 21 septembre 2012

Le coup de gueule qui me plait

Il me plait ce coup de gueule mais il n'est pas de moi. Encore une raison qui me fait réfléchir un peu plus sur ma pratique. Quelle orientation prendre pour l'an prochain? En tout cas, si des doutes subsistent, ils ne sont pas en direction de Cham', au moins pas au mois d'Aout !

Des porcs et des mufles?

ou comment les trailers pourraient tuer le Trail, et l'Ultra-Trail du Mont-Blanc® en particulier.


Vendredi 31 août 2012, 19 h. La flotte de Christophe Colomb part à l'assaut du Mont-Blanc, mais cette année, elle va laisser des souvenirs écœurants sur la place du Triangle de l'amitié.

Vendredi 31 août 2012, 19 h 15. Nous sommes bien obligés de constater que le trailer tel que nous l’avons connu lors de la première édition, en 2003, n’est plus le même. Il s’est multiplié et pas toujours de la plus belle manière. Pour fêter cette 10e édition, l’aire mythique du départ a été transformée en poubelle. Elle est jonchée de sacs poubelles et de vieux journaux dont les coureurs se sont vêtus pour se protéger de la pluie avant le départ (mais à quoi donc servent leurs vestes ???) et de bouteilles en plastiques qui leur ont permis une hydratation optimale jusqu'au top départ et qu'il est si facile de jeter par terre quand elle devient inutile. Nous voilà sur les Champs-Élysées dans les minutes qui suivent le départ du marathon de Paris.
Et malheureusement, ce n’était qu’un début : nous ne comptons plus les témoignages de coureurs scandalisés d'avoir vu autant de tubes de gels et d’emballage qui jonchaient les sentiers. Comme s’il était devenu normal de compter sur les autres pour nettoyer derrière soi ?!
Sans complexes… Dans l’été les témoignages de bénévoles, de randonneurs, de gardiens de refuge, d’habitants du pays du Mont-Blanc, et aussi de coureurs, se sont multipliés. À charge. Les uns complètent les autres, l’accusation se précise, s’amplifie, la honte nous étreint, et la question du sens de cette fête que nous organisons se pose plus que jamais.
Le coureur d’ultra est-il devenu un porc doublé d’un mufle ?
(...)

Ce groupe qui lors d’une reconnaissance nocturne s’arrête sur la terrasse d’un refuge pour rire et plaisanter comme au spectacle s’est-il demandé si quelques pauvres humains souhaitaient dormir au calme ? Et pourquoi pas invectiver ce gardien de refuge qui ne veut pas comprendre que « Il n’y a plus de place » n’est pas une réponse à proposer à un coureur qui arrive à l’improviste. Mais pas d’excuses, bien sur, à cet autre gardien à qui l’on avait réservé une place, mais chez qui on ne s’arrêtera pas car on a pu progresser plus vite que prévu.
Une flamme qui vacille. Le trailer nouvelle génération devient incapable de s’arrêter 30 secondes pour discuter avec un randonneur. Les promeneurs trop lents sont priés sans ambages de se pousser du parcours, pour laisser passer les coureurs racés, les hommes de l’extrême, ces êtres supérieurs qui sacrifient tout pendant des mois pour atteindre leur Graal… d’égoïsme. Ou comment jeter de sublimes valeurs dans la fosse à purin.
La liste est malheureusement beaucoup plus longue que ces quelques exemples édifiants. Les principaux intéressés ne se sentiront sûrement pas concernés. Nous sommes pourtant tous concernés, tous coupables, tous responsables, de permettre l’émergence de tels comportements.
Deux semaines après l’arrivée, nous constatons des faits, rien de plus, et sans chercher à réagir à chaud. Nous constatons avec tristesse, et avec une certaine colère également. Mais nous savons aussi que subsiste parmi nous cette flamme qui nous a réunis. Nous pouvons souffler gaiement les dix bougies, mais celle-là, ne la laissons pas s’éteindre.

mercredi 19 septembre 2012

Anton, sort de ce corps


Je soupçonne Anton de s'adonner à la magie noir. Il n'y a qu'à voir l'ampleur du phénomène. On se met à courir torse-nu dans tous les sens. Tomtom sur le trail du Sancy, Kilian en perd même toute pudeur au sommet du Mont-Blanc.
La vague est également passé sur les monts d'or. Pas de torse nu attitude, j'ai des élèves au départ de toutes mes sorties.

C'est une paire de NewBalance MT01 qui m'est tombé dessus. A défaut de cheveux longs, j'aurai les runnings de mon idole. Une paire de minimalistes pour me faire courir autrement. Sans oublier la bouteille d'eau à la main, modèle rigide badoit à 0,75€

Première sortie, celle de reprise, pendant 1h pour 500m+. Une légèreté qui fait fureur en côte pour un peu qu'on ait la caisse. C'est bien là mon premier problème. Une utilisation de la tonicité des mollets,  du talon d'achille, recherchée en descente pour amortir le choc, c'est bien là mon deuxième problème.
Bilan: des courbatures inhabituelles aux mollets.

Deuxième sortie: tout pareil sauf que les courbatures sont moins inhabituelles mais toujours présentes

Troisième sortie: encore pire.

J'imagine qu'Anton fait désormais corps avec ses runnings. Ma symbiose attendra encore mais j'y travaillerai.



Quatrième sortie: Sylvain m'emmène vomir mon 4heures sur une sortie seuil 2 x 15'. 30 d'agonie pour moi. La reprise est vraiment plus dure que prévue. Plus de douleurs aux mollets, heureusement, car j'avais sorti les Hoka.

mercredi 12 septembre 2012

Aurélien Dunand Pallaz




















Je vous présente la future star du trail, dénichée en avant première par jujutrail.  Parions que l'artiste va se faire un nom dans le milieu, surtout quand on a un nom de savoyard comme ça.J'avais rencontré Aurélien sur le Grand Raid 73. A ce moment de la course, j'attendais que ce jeunot-néotraileur face l'erreur classique du jeune chien fou. C'est moi qui paiera les pots cassés et lui qui fera une course de dingue. J'ai été surpris de le revoir encore au top sur Faverges titillant les cadors de chez hoka. Je pensais prendre une revanche sur l'ultrabeaufortain mais l'effronté dominait les débats encore une fois.  C'est le seul traileur qui s'entraine en descente en ski pendant que les autres s'acharnent à remonter la pente.

1/ Age ? lieu d'habitation ? passé sportif ?
Bientôt la vingtaine (né le 29/12/1992), j'habite en Savoie à Marthod (juste à côté d'Albertville). J'ai fait 10 ans de foot jusqu'à 16ans, j'ai fait 9 ans de ski alpin. Je marche/cours en montagne depuis Mai 2011. Et je vais me mettre cet hiver au ski de rando en compétition (question de garder la forme cet hiver :) )
2/ 1ère saison et quelle saison énorme, sur du court mais aussi sur du très long. Rappelle-nous tes perfs ?
 
Alors dans l'ordre : 9ème du Nivolet-Revard (51km 2500m+ comptant pour le TTN long), 4ème du Grand Raid 73 (73km 5200m+), 3ème Trail de Faverges (42km 2500m+), 3ème Ultra Trail du Beaufortain (103km 6200m+) voici pour les trails à proprement dit. Ce qui fait que je suis en tête actuellement du Challenge du Massif des Bauges. Après le Beaufortain j'ai fait pas mal de courses plus courtes pour travailler la vitesse et le cardio : 3 manches de Dynafit Mountain Race Courchevel (mon reccord est de 52min13sec), 4ème du KV du Mirantin (40min3sec), 5ème de la dernière manche des KV à Manigod (39min 19sec), 2ème de la Montée de Chamechaude et enfin 1er de la Montée de la Tournette.


3/ Tu fais partie de la relève du trail. Où vas-tu t'arrêter ? Une aurél'quest en vue ?
 
Pour l'instant je me fixe pas de limite ni d'objectif, je fais de mon mieux et ça donne ce que ça donne en course. Sur les 4 trails que j'ai fait pour le moment, mon niveau progresse de course en course donc espérons que cela continue pour la fin de saison.
Une "aurel'quest" LOL je ne m'appelle pas Kilian Jornet ^^ J'envisage de faire un blog pour partager mes courses,résultats,expèriences...


4/ Tenue Salomon de la tête au pied, est-ce un signe ? Tu as reçu des propositions ?
 
Il est vrai que je porte quasi que des produits Salomon (maillot, sac et chaussures) car je pense que c'est les meilleurs produits actuellement (surtout niveau sac, accessoires et chaussures). En complément de ces éléments, j'utilise les produits de compression Compressport que j'adore autant pour courir qua pour la récup'.
Non pour l'instant je n'ai pas reçu de propositions... Il faut peut-être que je fasse des meilleures perfs' :)


5/ Qu'est-ce que ça fait d'être entouré sur le podium par Dawa, Lejeune, Pommeret et Brun à Faverges ? Leur as-tu donné des conseils ?
 
3ème Trail (Faverges) et on m'annonce la présence de Dawa, résultat je ne l'ai pas vu de la course, ayant fait tout le trajet avec Aurélien Brun devant lui :) Cette course était mon premier podium, entouré que de GRANDS ! Donc je peux être que content. "Donner des conseils" ? LOL Non je leur en ai DEMANDE plutôt, notamment à Aurélien Brun que je connaissais très bien puisqu'il m'a entrainé au ski durant quelques années.


6/ Livre nous une semaine d'entrainement type, plutôt boulot comme dawa et perf le WE, plutôt freestyle comme Jornet ou plutôt calibrée et scientifique comme Chorier ?
 
Je fais entre 8h et 15h de sport par semaine depuis Mars-Avril. Cela peu monter à 20h les grosses semaines mais c'est très rare ! Je suis encore à l'école donc la semaine je fais plutôt des séances de vitesse ou des petites sorties. Le week je fais des grosses sorties (marches et vélo aussi), quand il y a pas une course de prévue bien sûr :)



7/ Ton idole à par moi ? Ou qq'un dont tu apprécies la démarche?
 
Bah j'ai envie de dire Kilian vue sa domination et sa facilité  à gagner sur tous les types de courses.
En Savoie, Ludovic Pommeret m'impressionne beaucoup par son enchaînement de grosses perf' en une saison !


8/ Rassure-nous, as-tu eu des déconvenues ou des passages à vide en trail ?
 
Bah je t'avoue que pour l'instant sur mes 4 trails je n'ai pas eu de coups de barre encore... Que cela dure :) Mais cela arrivera sûrement un jour...


9/ Que se passe-t-il de particulier dans le Beaufortain pour que les randonneurs... euh coureurs, soient si rapides ?
 
Coureurs l'été, ski alpinisme l'hiver !!! Non franchement je ne sais pas mais il est vrai que les Beaufortains sont plutôt bon quand ça monte raide !
PS : Je ne suis pas dans le Beaufortain moi, je suis dans le Val d'Arly... Bon d'accord c'est presque pareil ^^


10/ programme 2013 en tête ?
 
Heu... J'essaye d'y penser. Je voudrais bien faire la 6000D, la Marathon du Mont Blanc, refaire Faverges et aller au week end de l'UTMB pour faire une des 3 courses mythiques (je ne sais pas encore laquelle)... Mais rien de définitif, faut que j'y réfléchisse et que je voie avec le calendrier pour ne pas trop en faire... :)
Mais avant 2013 : RDV pris pour le Trail d'Albertville (23/09/12) et Trail des Aiguilles Rouges (la semaine suivante) où tu seras présent aussi il me semble ;)
Ciao !

Bonne fin de saison et pense à moi pour le panier garni du trophée des bauges !

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