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mercredi 10 décembre 2014

Rhone orientation et compagnie


Au départ de cette rhone orientation, j'ai des ambitions, un podium et si "inch allah" grimper sur la plus haute marche. J'opte donc pour le parcours D qui se veut court mais technique. Ce qui signifie également que je vais m'exploser les pistons face aux meilleurs jeunes de la ligue la plus forte du monde de la course d'orientation.

Le nouveau team GOIMO inaugure ses nouvelles couleurs à cette occasion. - Groupement des Orientateurs Indépendants du Mont d'Or. Ok, nous ne sommes que 2 mais Rémi G. a déjà brillé à l'occasion de la coupe de Ligue de Chassselay. Nous comptons sur notre surexcitation pour avancer au plus vite.

Poum ( coup de pistolet) ! lance la meute de 1000 coureurs dans la pampa de Letra. Un mur des lamentations nous cueille à froid et nous offre les cartes. Certains favoris se tromperont même de parcours. C'est dire l'exigence du mur. Se mettre dans la carte dès le début.

Balise 1 et 2, nous ne sommes plus que 2 en tête et je bataille déjà pour suivre le rythme de Mathieu Perrin, junior ultra prometteur. Un choix optimisé sur la 3 et je poinçonne en tête. La 4 se mérite à grand renfort de pente, je perds du terrain. Le long poste qui mène à la 5 me permet de reprendre les devant pendant 400m avant que la survitesse du jeunot n'aie raison de mes velléités.

Suivront, des courbes de niveau à remonter au plus court sur la 6, 7, 8, 9 et 10. Je n'en peux plus. J'ai l'impression de faire du ski alpi dans la forêt. Le reste est descendant et tant mieux, j'en profiterai pour enchainer les boulettes plus ou moins grosses. Je bippe la mauvaise balise où un attroupement de randonneur fait la queue. Je me déroute, tourne, contourne, farfouille la 12e avant de me rendre compte de mon erreur. Retour à la 11. Je suis désormais accompagné du 3e.

Je choppe la 12 tout en fluidité "bassetesque". Je fonce dans le vert non pénétrant avec ardeur. Le 3e me tient le slip. Chemin à bloc à droite, erreur, à bloc à gauche. Je plonge du mauvais côté de la bande verte, demi-tour éclair. Ca y est le 3e est perdu dans la garrigue. et perds 3' à l'occasion.

Je termine tant bien que mal. La prochaine, je fais le meilleur temps ! boum ! foirée et ainsi de suite. C'est sur la dernière que je sprinte pour obtenir le best lap. Encore bing, je serai battu d'une seconde par une féminine qui terminera 22e.

Le GOIMO remportera le titre de Poulidor de la CO. 2e pour moi et 2e pour Rémi sur le parcours C. Mathieu Perrin m'a tué mais il est en équipe de France; Comme tous les jeunes qui me torchent à chaque fois. Rémi aura fait preuve d'une grande lucidité pendant cette course usant de tous les stratagèmes: "putain mais elle est où cette balise?  (qu'il venait de tamponner pour égarer un jeune), il remettra sur les rails le champion du monde de raid (Seb Sxay) et se paiera le luxe d'avoir une trace qui évite toutes les balises du parcours sur lequel il était engagé mais sera néammoins classé 2e. ( problème de logiciel).

Que fait un orienteur le lundi ? Il enlève les épines enfoncées sous la peau ! Il scrute matrace ! Il étudie le moindre temps intermédiaire ! Il cherche la prochaine course sur le net ! Rendez-vous l'an prochain pour de nouvelles aventures croustillantes !



samedi 29 novembre 2014

la forme dans les chaussettes.


Xbionic 26€
Voici un édito au ras des socquettes. Je viens de découvrir le pourquoi de mon échec à la grimpée. J'avais enfilé mes chaussettes à l'envers. Le R de rayyyyte à gauche et le L de leffete à droite. Tous mes appuis étaient déséquilibrés, un influx penchant à gauche et voila que la pompe de mon ventricule gauche ne tenait pas la cadence.

Promis messieurs les chercheurs en chaussettes, je ne ferai plus cette erreur de débutant qui me coûta mon titre de champion du monde des podiums de courses de nuit dans les monts d'or.

J'en viens tout naturellement à critiquer les chercheurs en chaussettes de trail qui fabriquent des produits à 20€ de couleur 100% blanche. Quid des galopades dans la glaise et de cette lessive qui ne nettoie que 99,9% des tâches. Et oui, la glaise est dans le 0.1% restant. On se dit qu'à 20€, on s’accommodera bien de la couleur beige.
Zoot 65€

Alors ne riez pas si vous me croisez dimanche avec mes boosters à 30€ pour faire une Rhone Orientation dans les ronces. Ce n'est certainement pas pour le retour veineux mais pour finir de défoncer cette paire de bas antiminimaliste et hautement consumériste. Car oui, je suis tombé dedans quand j'étais jeune mais promis j'ai gagné en maturité et mes idoles n'en ont pas alors je copie.

Pour info, 15€ les chaussettes compressport taille cheville et 15€ en socquette pour moins de matière. 20€ le modèle chez Falke qui te stabilisent ! Quelle talent cette chaussette ! 65€ chez Zoot en récup pour conduire 1h après la course ! Pour le coup, je pourrais ressortir pas mal de dessins DBDB pour illustrer mon propos !

falke 20€


On retient les gars : pas de droite à gauche, pas de blanc et pas cher.
Mieux vaut en rire. J'imagine déjà ceux qui regarderont leurs pieds en lisant cette article.




vendredi 12 septembre 2014

CR La nuit de cabornes 2014

faites pas la tronche les gars ! ( photo Yann Coric)
2ème trail de l'année ! 2ème trail dans les monts d'or. Une bien belle occasion de revoir les potes d'entrainement (Sylvain G, Rémi G et Pedro) , ceux de délire (traileurs des monts d'or), les anciens (David U, Jacques G, organisateur de la première course de ma vie de coureur, Cédric F.) et les nouveaux (Vincent dbdb-qui-se-sentait-mal-chez-mon-voisin).

Si l'en est un que l'on ne peut pas râter, c'est bien LA-STAR-WORLD-CUP-FLEURETON affutée comme une lame à qq jours des championnats du monde. Dans une autre catégorie, on peut affirmer que les traileurs des monts d'or créent aussi le buzz par la folie de leur membres. "Et aaalllllllezzz !" comme on dit dans le team !

Dès le départ, Cédric a prévu de sprinter pendant 15'. La preuve en image après 30m de course.


Pendant ce temps, je me mets dans mon rythme pendant cette longue partie ascendante. Au sentier des rapaces, je pointe en 15e position. En bas du sentier 10e, j'ai enrhumé JP et balancé quelques autres dans le ravin de l'arche. La remontée sur la bouboule est longue et raide, je tracte 5 gars accroché à mon slip.
Credit Yann Coric

Au sommet, Yo sirote la bière montée par Rich et Steph. Le team est en place. Je débaroule dans la descente et frise l'euphorie. Ce pic d'énergie qui annonce l'hypo. A ce moment, j'étais presque partant pour le 50km. Le ravito tombe à pic mais se révèle insuffisant. Nous sommes 3, je navigue à un rythme bien élevé. La remontée sur Poleymieux est difficile pour mes cannes, j'abuse de tous les stratagèmes du nightrunner pour avancer furtivement.

Fashion Traileurs des monts d'or  - vous validez la tenue Steph et Yo  ?
Le chateau de Curis annonce normalement le début de la souffrance. J'ingurgite le coca sous les cris des fans du maillot orange. Derrière JP a les dents longues et veut me croquer. Les escaliers achèveront les faibles. Je ne fais plus qu'un avec mon JP. Il me prend 30m sur le plat, je suis à bout. Dans la descente du goulet, je redeviens prédateur et souffle dans l'oreille de mon adversaire du jour. Nouvelle tentative sur un nouveau plat. Le fourbe va se débattre jusqu'au bout. J'attends patiemment la descente. Je vire dans le buisson pour aborder en tête le dernier km en single technique. C'est la fin du JP qui passe dans la casserole. l'hystérie de l'arrivée me gagne et mes jambes font des bonds de 7 lieues et je terrasse encore un mort. En guise de dessert, je m'offrirai encore un triathlète.

Je coupe la ligne, médusé par ma course, en 4e position. Qui l'eut cru ? Pas moi en tout cas qui n'est repris le trail que depuis 1 mois. Mon passé de night runner joua certainement en ma faveur (nuit cabornes : 2-4 et 8e , thounight : 2-4-5, grimpée 2-3-4 ).

Qq jours plus tard, mon père : - tu finis à combien de Fleureton ?
- euh... 20min
- Putain, tu te traines, tu te prends 1min au km !
- grrrr !!

Effectivement c'est fou surtout qu'il a couru 2 x 15' à bloc et le reste en footing !!!




mardi 24 juillet 2012

ultraBeaufortain (épisode 2)

La mise en suspense des scénaristes fait perdre la boule à certains lecteurs, je vous délivre enfin de cette tension insoutenable.

Dans le premier épisode, Jujutrail se liait d'amour avec Eric Robert le dromois. Malheureusement, cette idylle prenait fin dans le pierrier. Bien que pas loin derrière, je me lançais à la poursuite de Guillaume Thibault l'annecien et de sa 18e place. On se racontera notre vie jusqu'au ravito de la Gitte. Cette relation vivra des hauts et des bas. On se régalera sur les crêtes de la gitte où nous attendra l'un des 35 points de contrôle gérés par d'impertubables bénévoles, insensibles aux intempéries.

Passage surfréquenté sur le col utmbiste du Bonhomme avant un époustouflant passage du curé qui aura gratté la roche à la petite cuillère pour prêcher la bonne parole au hameau de la Gittaz ou gitt' pour les autochtones. S'ensuit une bonne partie de freestyle campagnard sur le sentier boueux, tracé à grands renforts de galloches bovines. Le ravito mettra encore fin à cette amourette passagère. Objectif, se faire la malle pendant 2h jusqu'au joli col joli. Je suis peiné de retouver mes ex, bras dessus, bras dessous ! Je fais le loup solitaire qui traine sa savatte sur une piste taillé à la serpette dans un champ d'épinard. Au sommet, mes deux poursuivants poursuivent. Je deviens alors leur poursuivant à distance respectable.

Au Joli (km 71), il est 16h. Nous reprenons notre ménage à trois en direction des alpages. Le ciel s'éclaircit et nous offre une magnifique vue sur Roselend et sur l'impressionant Charvin. C'est roulant et glissant. Les étrons (ou déjections) des beaufortaines  se jouent de notre adhérence. On ne compte plus le nombre de flaque qui inonderont les chaussures de certains. La hauteur de mes hokas me transforme en aéroglisseur.

Le mantra interne devient "avance, avance, marche, marche.." J'atteinds les Saisies. Les calculs vont bon train,  à 10km/h en descente plus 300m+ pour le Bisanne, je vais donc arriver aux alentours de 20h30 ? Ravito express sous les clameurs de la foule en délire. Dré sous les pylones sur le Bisanne Express. Mon chemin de croix commence. Mon fardeau prend de l'ampleur en même temps que l'altitude. Je suis au bord de la déroute. Un ange m'accompagnera jusqu'à l'antenne sommitale en me motivant (merci à elle). Ma quête des sommets à poteau électrique se poursuit.

(hoka after Beaufortain, pas d'effondrement de la semelle)
C'est seul avec ma lassitude et mes douleurs partout que je m'élance dans le dénivelée négatif. 1400m-, le nez collé sur mon altimètre qui ne daigne pas descendre. Un fou furieux me déposera, genre un gars qui n'a pas pu courir 6500m+ ?!? C'est à 10' de l'arrivée qu'un choc électrique sous l'orteil viendra corser un peu plus l'affaire: le syndrôme de l'ampoule éclatée. Il ne manquait plus que ça. Je passe Queige puis le camping sous le luigi Barnum Vosgien?

16h45, 23e au scratch et 2e féminine, 103km et 6500m+ (à ma montre). Le sentiment du devoir accompli. Pas de douleur au thorax (merci Christine pour la sophro) mais des douleurs à peu près partout ailleurs. Félicitation à Jocelyn qui sera allé jusqu'au bout de l'effort pour rapporter le lot finisher et un morceau de Beaufort.


Après une nuit de repos, je suis surpris par mon état général, pas de courbatures à gogo ! récup dans les bains chauds islandais !!!

vendredi 29 juin 2012

2 alpes raidlight

(jujturail, freeride dans la neige,  4e au maratour des glaciers 2010)

Demain, je cours 7km. Ca fait des lustres que je n'avais pas couru aussi peu (voir mes années anté-vingtaine). Et encore, je serais heureux de courir pendant les 7km de l'ascension. Des pentes à 30% me tireront peut-être par le maillot tandis
que mister 'pesanteur" m'appuiera sur les épaules.

Demain, j'attaque la pente par son côté pentu. 1800m+ en corde fixe, en ces temps où l'oxygène me manque un peu dans les poumons. Bref, je serai attiré comme un mosquito par la lumière, au sommet pour voir ce qu'il y a de l'autre côté: Une belle photo panoramique j'imagine. J'espère que la règle météo de baisse de température en fonction de l'altitude ne fasse pas exception. Le départ à 12h, au zénith solaire, risque de nous chauffer la calebasse, en mode cuisson à l'étuvée.

Je n'envisage rien d'autre que de toucher la table d'orientation du sommet, est-ce par habitude? C'est certain, 4 monthou express d'affilé ! Je partais pour descendre sous les 1h30 mais moins de 2h sera déjà bien.



Le dimanche, je ferai mon batpême du feu de la course par étape. Dav' se marre à grand goulée. 7km + 37= 44 seulement. J'ajouterai à cette équation subtile 1800m + 2500m = 4300m+ sur 44km ! Ca sera proche du Grand Raid 73 au moment de mon abandon. D'ailleurs ce mot sera exclu de mes pensées ce WE.

Mon diaphragme me joue actuellement des tours depuis bien 2 semaines. Ce fainéant se raidit et m'empêche d'emplir au max mes millions de m² d'alvéoles pulmonaires. A moins que ce ne soit ce bon vieux saint foie qui s'engorge pour un rien de malt. Toujours est-il que mes mollets oxygéno-déficitaire sont mous comme un chewing-gum.

mardi 26 juin 2012

Trail et approche psycho


Après mes trop nombreux échecs ces derniers temps, je me suis plongé dans le bouquin ultra complet de Guillaume Millet. J'ai étudié comme un lycéen avant le bac les articles sur la prépa mentale et sur la respiration. Je pense avoir assimilé les conseils en tout genre - respiration afghane, respi calmante, dynamisante, visualisation, décentration, ...- J'irai donc aux 2 alpes dans le seul but de me faire plaisir. Cela dit, la distance est courte, il manquerait plus que ça. Même son de cloche du côté des bovidés beaufortains, relier l'arrivée en dilettante. Si perf il y a, ce sera simplement de franchir la ligne d'arrivée buste courbé et de paraître frais sur les photos payantes !

Voila ce que je peux trouver sur le site de l'ultrabeaufortain
"
Cependant, le Jurassien François Faivre, déjà second de l’UTB 2011, mais surtout 9° du dernier UTMB, fait figure de favoris, aura certainement l’ambition d’améliorer sa place de l’an passé… !
Pour le contenir, une multitude de prétendants, liste non exhaustive, plus ou moins affutés, plus ou moins expérimentés sur ce type de parcours, se livreront à une belle course, qui risque d’être palpitante :
Les expérimentés :Lucas Humbert, en délicatesse avec un genou, Frédéric Desplanches (liste d’attente)
Les outsiders : Julien Lantuejoul, le triathlète Daniel Bauer, Sébastien Cadeau-Beliard, Baptiste Duban, Mathias Lehmman."

Comme si la désignation "team ultrafurious Hoka" était synonyme de coureur fastandfurious, j'apparais aussi dans la liste des prétendants sur le WE des raidlight 2Alpes.

De nombreux coureurs sont attendus dont Cécile Lefebvre (Team Raidlight), Emmanuelle Zanders (Team X Bionic France), Mathéo Jacquemoud (Team Crazy), Yann Nourry (Team Raidlight, Augustin Guibert (Team Raidlight), Julien Lantejoul (Team Hoka), Cyril Cointre (Team Hoka), Bertrand Cochard (ASL Saint Priest), Arnaud Bremont (Team Running Conseil Lyon), Rémi Loubet (Team X Bionic France), Nicolas Avrillon (Team Raidlight)

De toute façon, j'ai envoyé tous les cadors sur le marathon du Mont-Blanc, l'ultra Champsaur, le TGV et  j'en ai épuisé un peu sur le mois de juin.

Verrons-nous l'incroyable grimpeur qu'est Guillaume B ? La question est ouverte !